Ebook Le Guide Godefroy de l'Animateur Formateur



Ce que vous devez savoir sur le métier d'animateur formateur

C'est un métier passionnant... mais difficile ! Passionnant parce que vous ne
cesserez pas d'apprendre, sur vous, sur la nature humaine. Parce que vous
connaîtrez de nouvelles personnes, parce que vous pourrez vous exprimer, vous
épanouir.
Difficile parce que vous devez trouver l'équilibre subtil entre le rôle d'un
bulletin d'information et celui d'un parent: être un guide, sans devenir un
soutien indispensable.
Un de mes amis, chef d'entreprise, m'a dit un jour: «être un patron, c'est
comme être un vrai père, il faut savoir disparaître un jour.» Dans le rôle de
formateur, il y a cet aspect: aider vos participants à trouver leur chemin, leur
montrer de nouvelles possibilités, mais leur permettre de devenir libres.
Nous vivons dans une société qui manque de pères. Les vrais pères sont
défaillants et refusent souvent d'assumer leur rôle. Ils démissionnent devant la
responsabilité de l'autorité paternelle, préfèrent le « laisser-faire », ou la colère
périodique.
Il y a, chez nos contemporains, une grande attente d'être pris en charge par
un « père » de remplacement. Ce rôle, ils vous demanderont de le jouer. C'est
tentant, valorisant... et dangereux. Ce que l'on appelle le « transfert » est un
mécanisme utile dans la transmission des connaissances. Que vos participants
se mettent pour quelques heures dans la peau d'un enfant qui écoute un « parent
» peut les aider en les rendant disponibles, plus malléables pour être formés,
plus ouverts. Mais vous ne devez pas perdre de vue qu'à la fin, ils se
retrouveront seuls.
Vous ne serez plus là pour les aider, et si, pendant votre action de formateur,
ils n'ont pas appris à se débrouiller seuls, s'ils n'ont pas compris que vous n'étiez
pas là pour les prendre en charge, mais pour les guider, ils risqueront de se
retrouver dans une situation moins bonne qu'avant de s'adresser à vous, ou de
vous demander de jouer ce rôle sans arrêt, pendant et après le séminaire.
Difficile aussi, ce rôle d'animateur formateur, parce que vous devez vous
oublier vous-même souvent pour bien comprendre vos interlocuteurs. Imaginezvous devant un téléphone; Si vous voulez appeler quelqu'un, vous devez
composer son numéro, pas le vôtre. Pourtant, beaucoup de soi-disant formateurs
composent leur propre numéro, se parlant à eux-même en croyant s'adresser aux
autres. C'est tellement plus facile !
Vous devrez donc apprendre à accepter les croyances, les opinions d'autrui,
même si elles sont radicalement opposées aux vôtres. Bien sûr, si vous êtes
certain que votre interlocuteur est dans l'erreur, vous pourrez essayer d'amener
une prise de conscience de sa part, mais toujours il vous faudra d'abord le
comprendre pour savoir comment l'aider.
Cela semble si simple à dire, nous le verrons, c'est extrêmement difficile à
pratiquer, surtout au début. Si, par exemple, vous avez le trac, vous aurez
tendance à prendre toute question ou toute objection comme une attaque
personnelle au lieu de comprendre l'autre et l'ai-der. Vous répondrez en fonction
de vous et non de lui.
Difficile encore, ce métier de formateur, sur le plan énergétique. Si vous
aidez les autres à se recharger d'énergie, à trouver en eux la source de leurs
facultés secrètes ce sera au prix de dépenses personnelles importantes.
En sortant vos antennes pour percevoir ce qui se passe dans cet auditoire, en
exprimant avec impact une idée nouvelle, en étant perpétuellement éveillé,
attentif, vigilant, vous dépenserez de l'énergie. A moins que vous ne soyez doté
d'une de ces personnalités qui fabriquent de l'énergie à en revendre, vous devez
être attentif à cet aspect de votre métier.
Difficile il est enfin de devenir « l'homme-orchestre », « l'homme aux talents
multiples et à l'ingéniosité sans fin » que nécessitent tous les aspects plus
techniques de votre métier. Mais c'est aussi un aspect plus enrichissant.
Peut-être, êtes-vous étonné par le mot « métier » employé ici. Je l'emploie à
dessein. Il est plus noble que d'autres et je compte vous aider à devenir un vrai
professionnel de la formation, et non un de ces nombreux touche-à-tout qui
sévissent dans la profession.
Regardez autour de vous: trop souvent convaincus d'être des spécialistes, les
gens cessent d'apprendre, de se perfectionner, de chercher à mieux faire.
Pour mieux illustrer mon propos, je vais vous raconter une anecdote
personnelle. C'était dans les débuts de ma carrière professionnelle. Je cherchais
du travail. Vous savez, les petites annonces du «Figaro » épluchées tôt le matin,
«Le Monde», les curriculum vitae, les « on vous écrira », les espoirs et les
déceptions. Des propositions fréquentes attirèrent mon attention: « Animateur
de vente. Plusieurs années d'expérience demandées »
Animateur, certes je l'avais été, conférencier aussi. De formation: un peu
moins, pour réseau de vente: pas du tout, mais avec un peu d'aplomb... ma
bonne présentation ferait le reste !

Me voici donc en place, tout se passe bien jusqu'au moment où mon futur
patron me demande: « et vous connaissez bien les mécanismes de la vente, bien
sûr ? » Pour devenir animateur de formation d'un réseau de vente, cela semblait
logique. J'acquiesçai.
« Bon, alors je vais me permettre de vous poser quelques questions.
Commençons par les étapes de la vente. Pouvez-vous me les décrire ? » Le ciel
me tomba sur la tête, Je n'en avais nulle idée. Pour chasser mon angoisse,
j'inspirai un bon coup... et l'inspiration vint.
Me souvenant d'un livre sur les processus de la publicité, je hasardai «On les
résume par AIDA Attention, Intérêt, Désir et Action». « Bien. » Je m'apprêtai à
soutenir un nouvel assaut, lorsqu'un coup de téléphone salvateur vint me tirer de
ce mauvais pas.
Rendez-vous fut pris, pour continuer le lendemain.
Dans l'intervalle, je me procurai tous les livres traitant de vente. J'écumai
bibliothèques et librairies. Je les lus le soir en lecture rapide, pris des notes, et le
lendemain, j'en savais plus que mon interlocuteur. Je fus engagé et j'eus bientôt
l'occasion de pratiquer ces nouvelles connaissances.
Depuis, j'ai souvent rencontré des personnes qui avaient embrassé d'un seul
coup une profession.
Une secrétaire, notamment, devint directeur de la fabrication, dans une
agence de publicité se faisant initier par les fournisseurs, dès les premiers 15
jours de son nouveau métier.
Ces expériences m'ont appris:
• à ne pas m'enfermer dans une image de moi-même limitée,
• à ne pas surestimer les connaissances des soi-disant professionnels.
Encore aujourd'hui, je rencontre chaque jour des personnes qui, en lisant un
livre ou deux, pourraient réaliser leur travail beaucoup mieux, en moitié moins
de temps.
Être un vrai professionnel, c'est ne pas s'enfermer dans la routine de sa
profession, et toujours chercher à mieux faire.
Il n'y a pas de limites à cela, comme animateur de formation. Et ce n'est pas
parce que cette occupation doit être simplement un passe-temps ou une activité
complémentaire qu'il faut la prendre à la légère.

Chercher, s'informer et apprendre, c'est comme semer: une graine de blé
donne des épis, eux-mêmes constitués de graines. Votre effort vous sera rendu
au centuple.


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